1° Remarque / Question "Je ne vois pas le lien entre la photo d'un cimetière et le développement durable"La réponse que je vais essayer d'apporter sera forcément brève.D'abord un cimetière est un lieu où des échanges marchands ne sont pas directement mis en oeuvre ; ceci était encore plus marqué dans les sociétés préindustrielles. Certes, actuellement, la dimension des caveaux, leur entretien etc ... reflètent des coûts plus ou moins élevés, mais il n'y a pas de rapport direct entre la dépense engagée et la "prestation" globalement attendue par la famille (reconnaissance sociale ou familiale, apaisement moral...). D'autre part les rencontres, les groupes qui se forment à l'occasion de funérailles ne sont pas au sens fort commandés par une intention mercantile programmée.Donc ce type de lieu est en partie en dehors des règles et normes de la marchandisation sociale croissante de notre société ...De plus, face à la rareté de l'espace, face à l'émiettement des parentés et aux déplacements accrus ... la tendance à préférer la crémation représente une menace de "privatisation de la mort"; autant cet acte dernier peut représenter un achèvement et une prolongation du lien social nécessaire à toute société, autant la crémation permet un retour des cendres au domicile ... mais le domicile de qui ? A qui appartiennent les morts ? Pas seulement à la famille du défunt ; chaque être a une dimension sociale qui lui échappe en partie, heureusement. Cette situation a été largement développée dans une émission de France Inter en 2005 (la rue des entrepreneurs, cf. ci-dessous)Par ailleurs l'étendue d'un cimetière représente souvent une sorte d'enclave dans la ville, de plus en plus un dernier rempart contre les projets immobiliers les plus fous. Les cimetières représentent donc l'une des manifestations multiples des enjeux du couple espace / pouvoir.Enfin prendre du temps pour visiter un cimetière ( cf. le Père Lachaize par les étrangers) représente un choix culturel relativement fort. Bien sûr, certains rêvent sur la tombe de grands chanteurs ou de personnages du spectacle ; mais une certaine perception de la vanité des biens matériels ou même de toute existence doit forcément en jaillir.Il faut donc visiter - humblement - les cimetières !lien passionnant: http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/ruedesentrepreneurs/index.php?id=378652° Remarque / Question "Le développement durable n'a aucun rapport avec les prisons !"Il n'y a pas encore de photos de prisons publiées sur ce site ; vous en trouverez sur le site du photographe lyonnais http://www.laurentcombe.com.Un minimum de conscience oblige à souligner la relation - dans certaines sociétés - plus que forte entre des tendances à l'incarcération chronique et les dégradations de l'environnement, proche ou lointain.Du côté des régimes les plus autoritaires - d'une façon visible ou non - (USA, ex URSS et Russie, Cambodge, Argentine sous Pinochet, Chine, Cuba...) force est de constater que ces pays ont pollué et polluent sans vergogne ; la vie humaine n'y a que peu de valeur. Par contre, jusqu'à la fin du XXème siècle, le territoire Inuit ne connaissait ni l'institution carcérale ni la pollution.Plus concrètement, promouvoir le recyclage des déchets, ou même mieux, le réemploi des produits/objets, correspond à une démarche globale à long terme et surtout multiforme, qui s'applique à l'alimentation, au bâtiment, à la santé ... Créer des "hommes-déchets" ou se débarrasser d'emballages revient malheureusement au même.Le développement durable ne peut s'engager sans respect du citoyen. On trouvera sur le site de l'ONG Aïna des applications fortes de cette relation.3° Remarque / Question: Sur votre site vous ne proposez pas de solutionsEffectivement les différentes méthodes de recyclage de déchets, les bilans énergie des transports alternatifs etc ... sont peu ou pas développés ici ; par contre il nous semble qu'éduquer, exercer l'oeil au quotidien sur une sorte de "grammaire visuelle de l'environnement" est déja une sorte de réponse (partielle) aux défis matériels et culturels en ce domaine.retour au sommaire
 
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